On frappe à la porte.
Tiens ? J'ai rêvé ? Qui ça peut... non. Ca ne peut pas être... J'ai dû rêver.
On frappe à la porte.
Il y a quelqu'un c'est certain. Mais à cette heure... Non, ne nous emballons pas. Pourtant mon coeur bat la chamade. Il est prêt à s'échapper. J'enfile un pantalon. Il est moche. Je m'en fous, si
c'est bien... alors je lui saute dessus et elle ne verra jamais la couleur de mon pantalon. Ne nous emballons pas. N'empêche, si c'est bien une surprise, alors elle me connait. Alors elle sait ce
qui me fait plaisir. J'avance vers la porte. Si c'est elle, et qu'elle a fait ça, alors je l'ai...
Personne.
Regard à gauche. Personne.
Regard à droite. Personne.
Mon coeur continue de battre à tout rompre, mais cette fois-ci c'est lui qui est prêt à se briser. Je le sens doucement céder lorsqu'à chacun de ses coups une larme me monte aux yeux.
Ne nous emballons pas.
C'aurait été trop facile. Trop parfait. Tu es bien stupide, finalement petit Medigane. A force de vivre tes rêves, tu continues à les prendre pour réalité. Mais le monde ne tourne pas pour
contenter ta petite personne. Tu t'es levé seul, tu te coucheras seul. Tu t'es levé plein d'espoir, tu te coucheras dans le désespoir. Il vient des idées bizarres : "il m'en faut une, n'importe
qui, mais plus jamais ça". Et puis tu te résouds à continuer d' avoir une bonne estime de toi-même. Même si le choix de la facilité devient de plus en plus tentant. De toutes façons, que
sommes-nous sans notre propre estime ? Il ne resterait plus rien.
Plus rien.
C'est ce que tu as autour de toi à présent. Comme un dernier message, Nala vient se frotter à ma jambe. Oui je t'ai, toi. Un chat, un célibataire. Ainsi va le monde. Idiot que je suis, pour avoir
cru que j'avais trouvé quelqu'un pour jouer avec mes règles.
Noir.
Pique.
Aujourd'hui ce sera pique.
Roi de pique.
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Ma vie
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